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Catégorie : En bref / Pitch presentation

"Woobe" (prononcer wou-bi) est une contraction de l'anglais "who" (qui ?) et "be" (être), ainsi que du chinois "wǒ bì" () qui signifie "moi certainement". Cette appellation met l'accent sur l'identité, prélude à toute dématérialisation d'un document.

Woobe s.a.s. ÉTAIT une jeune start-up de droit français fondée par un juge, un entrepreneur, et un ingénieur. La société a commencé son activité fin 2013, développé une première version des produits en 2014, enchainé de nombreuses démonstrations et même obtenu le label Finance Innovation en 2015. La société a cessé ses acivités en juillet 2021 pour une raison simple: le financement n'était pas à la hauteur des moyens nécessaires pour percer avec une technologie "de rupture" dans un marché aussi normalisé et protégé que celui de l'identité numérique. C'est de plus un marché à la fois gigantesque par sa portée et très étroit par les acteurs dominants, lobby's, et mécanismes en jeux.

La société s'est construite avec - en poche - un projet pilote pour une association liée à la justice. Quelle plus belle manière de faire la démonstration d'une capacité à produire des effets de droit qu'avec les représentants d'une profession juridique? Il était inconcevable de ne pas vouloir concrétiser ce projet. Hélas, coup de théatre et première émergence de lobby's qui n'ont pas permis de mettre en place ce pilote. L'énergie n'a ensuite pas manqué pour tenter de trouver un projet pilote alternatif ainsi que de convaincre des investisseurs. Plusieurs initiatives ont été proches d'aboutir, mais il devenait de plus en plus évident que l'équipe des fondateurs de Woobe était trop petite, isolée, et manquait des moyens industriels nécessaires à son développement au delà de tout projet pilote à des échelles au départ aussi trop réduites. Dans le même temps, les acteurs dominants du marché et les géants de l'Internet ont consolidé les moyens de monétiser nos vies privées ainsi que leur vision d'une identité numérique gouvernée par les enjeux économiques et la surveillance. Même l'Europe a consacré le "marché" avec eIDAS en 2014.

Depuis, les acteurs privés et publics se multiplient qui appellent à la défense de notre vie privée, à la confidentialité des affaires, à la protection de nos données personnelles, à la création d'une véritable identité numérique, support de la confiance nécessaire au commerce, et porteuse de tous les effets de droit, obligations, et garanties que celle-ci revêt par ailleurs dans le monde physique.

La société Woobe a peut-être cessé ses activités, mais elle n'a pas déçu ses fondateurs - ni une communauté d'intérêt toujours plus grande - par la moisson des idées qu'elle a apporté au débat sur l'identité numérique. Elle a de plus démontré la faisabilité technique d'une identité numérique autre et bien meilleure que l'actuelle façon pronée par les réglements d'application eIDAS et les émetteurs de certificats cryptographiques (opérateurs des PKI - Public Key Infrastructures) qui ne seraient pourtant pas exclus de cette nouvelle manière de faire. Cette créativité débordante prenait déjà une tournure plus posée, et surtout plus structurée en juin 2020 avec la volonté du Cabinet LEXING / Alain Bensoussan avocats d'accompagner la réflexion et d'en valider les fondements, surtout à la lumière des nouvelles formes d'intelligences (robots autonomes, algorithmes d'I.A. - Intelligences Artificielles) auxquelles il devient brûlant d'apporter une personnalité juridique opposable en justice en plus de celle - jusqu'ici insatisfaisante - des personnes physiques et morales dans le monde numérique.


La première étape de cette dernière initiative est la publication d'un Livre blanc sur l' "Identité numérique 5.0" : https://www.alain-bensoussan.com/avocats/publication-du-livre-blanc-identite-numerique-5-0/2021/12/06/.


Woobe à été le creuset de plusieurs inventions originales dont le processus de 'tiers probation' lui-même, un système de 'transduction' de secrets sur base d'identités dématérialisées (schéma validé avec 2 experts indépendants en cryptographie), la 'bannière', base de toute identité dématérialisée (cfr. Identité Numérique 5.0), et le 'document fusion', version électroniquement démultipliable de l'original unique au sens du Droit.

Il est désormais clair que l'enjeu n'est pas à la portée d'une start-up mais requiert la mise en place d'un consortium industriel, certes animé par la volonté de permettre aux entreprises et aux citoyens de reprendre le contrôle de leurs identités numériques, mais aussi doté de moyens industriels et politiques à l'échelle des enjeux. Vous pouvez toujours nous contacter.